Assez !!

Laissez-moi tranquille ! Tout ce que je demande c'est être peinarde dans ma cuisine ! Et puis gagner beaucoup d'argent, que la maison soit toujours propre, que mes enfant soient toujours tirés à quatre épingles. Et aussi bien-sûr la paix dans le monde.

04 septembre 2009

Tom Sawyer, c'est l'Amérique-heu, le symbole de la liberté.

Voilà, la rentrée, c'est fait.

Première est en CE1.

Autant dire que bientôt, elle va partir de la maison.

Ce qui aura pour conséquence directe qu'on pourra regarder ce qu'on veut à la télé le soir. Quoi que à la réflexion, d'ici-là sa soeur aura probablement pris le contrôle de la télécommande, nous laissant comme des cons à regarder Gulli.

Tu regardes Gulli, toi, zamilecteur ?

Qu'est-ce que c'est con, quand même. Les dessins animés, jamais c'était aussi con à notre époque.

Les nouveaux épisodes de Tom Sawyer, par exemple. C'est très très con. Alors qu'à notre époque c'était vachement bien Tom Sawyer.

Les cités d'or, C'était génial, bah maintenant c'est chiant.

...

On me signale qu'en fait il ne s'agit pas de nouveaux épisodes mais des mêmes épisodes que nous regardions à l'époque. Je suis étonnée.

Je me demande si subreticement, je ne serai pas en train de me transformer en ma mère...

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29 juillet 2009

Bonhomme, tu n'est pas maître en ta deumeure quand nous y so-o-mmes

J'ai regardé "La vie, l'amour les vaches", à la télé dimanche dernier.

Je ne suis pas ici pour faire critique de films mais bon déjà quand même qu'est-ce que c'est que ce titre à la con ??? Le titre original, c'est "City Slickers" qu'on pourrait traduire pas les "gars de la ville" ou un truc peut-être même un peu plus péjoratif. Je pense que n'importe quel titre aurait été mieux que "la vie, l'amour, les vaches"

Enfin, on s'en fout vu que c'est pas de ça dont on cause. De toutes façons on ne va pas s'attarder sur City Slickers, parce que ça ne vaut pas un coup de cidre, et que je n'ai même pas regardé la fin.

Donc, dans ce film dont on se fout du titre et du reste, il y a une scène où les trois "héros" se racontent la plus belle journée et la pire journée de leur vie.

Bon je sais, j'ai dit que je ne m'attardais pas sur ce film, mais quand même, c'est n'importe quoi ! Moi, j'ai un père, un frère, un Bob, un Kirikou, un Jojo Pierrafeu, un Ben le bucheron, ça ne fait peut-être pas de moi une spécialiste de la psychologie masculine, mais quand même dans ma brochette de cobayes, il n'y en a pas UN SEUL qui se soit déjà posé (publiquement) cette question. "quand est-ce qu'on mange ?", "Y a encore des bières au frigo ?", "où elle est ma chemise ?", "tu tires droit avec ton nouveau canon?" ça oui, mais c'est quoi la plus belle journée de ma vie, même avec trois grammes dans chaque oeil, ils ne se posent pas ce genre de question ...

Bon j'en viens au fait parce que sinon on n'est pas couché. Moi, comme je suis une fille, je me pose la question.
La pire c'est facile, c'est le jour de la naissance d'Ultime et aussi les quatre jours qui ont suivi. En deuxième position, il y a le jour où Bob est rentré à l'hôpital que j'étais en déplacement professionnel en Angleterre, ça je ne te l'ai pas raconté en détail, un jour je le ferai peut-être parce que comme c'était il y longtemps, maintenant, j'arrive à y penser sans me mettre le moral en vrac pour 3 jours.

C'est ballot d'ailleurs, parce que finalement tout s'est bien terminé et ils sont tous les deux en pleine forme. Bah oui mais ces quelques journées-là ont été tellement difficiles psychologiquement que le fait que tout se soit bien fini ne suffit pas vraiment à effacer le traumatisme en un claquement de doigt.

Bon, et la plus belle journée de ma vie alors ? (oui parce que c'est là que je veux en venir depuis le début.) C'est difficle de répondre à cette question quand même.
Il y a des réponses convenues :

  • mon mariage, personnellement, le mariage, je ne me souviens de rien tellement j'étais saoule,
  • la naissance de mes enfants : bon pour Ultime, je pense que j'ai fait le tour, pour Première, ma foi, tout s'est bien passé mais enfin, globalement je ne décrirais pas ça comme la plus belle journée de ma vie : déjà ça fait quand même super mal, ça dure des heures, et en plus il a fallu que je soutienne psychologiquement Mamankejem
  • on me signale dans mon oreillette qu'en fait, je ne suis pas mariée... ça m'arrange parce que j'avais peur d'avoir perdu l'album de photos.

Et puis la réponse à cette question est très fluctuante :

  • un dimanche avec un bouquin, ça pourrait bien être ma plus belle journée,
  • dimanche dernier : piscine le matin, balade en vélo l'après-midi, c'était une belle journée,
  • le jour où à 10 ans, j'ai collé un cocard à Tonton le tueur, c'est une bien belle journée (ça m'a valu une de mes très rares trempes, mais ça valait TELLEMENT le coup !!!  la seule et unique fois où j'ai eu le dessus contre lui - physiquement hein, parce qu'intellectuellement, il ne fait pas le poids)
  • Une journée de vacances au ski,
  • une journée de vacances avec les copains,
  • une journée de vacances.

Il y aussi les journées qui étaient les plus belles journée de votre vie et puis finalement non :

  • à deux ans et demi, quand votre mère a rangé les bonbons sur une étagère accessible à vos petites mains potelées,
  • en quatrième, quand vous avez embrassé Sébastien de 3ème4 pendant 2minutes et 24 secondes (oui oui ces copains chronométraient...)
  • quand Sarkozy a été élu Président de République (je ne parle pas pour moi, je dis peut-être que il y en a pour qui ce n'est plus une si bonne journée que ça, pour moi ce n'est pas le cas, ça reste bel et bien une journée de merde)

Bon j'en ai quand même sélectionné quelques unes :

  • le jour où Ultime est revenue de l'hopital de la Grande Ville Tentaculaire. Et même très précisement, quand l'infirmière l'a sortie de sa couveuse de transport et me l'a mise dans les bras, mon petit bébé...
  • le mariage de SuperMario et PacMan : j'ai 8 ans, je ne me souviens évidemment pas de tout mais il fait beau, tous ces gens me connaissent, mais moi je ne les connais pas vraiment, je suis autorisée à faire la fête très tard, le grand-père de SuperMario chante "la Pistounette" et mon cousin Juan-Carlos qui est vieux (il devait avoir 20 ans à l'époque) m'invite à danser un rock. 
  • 18 ans plus tard à un autre mariage, il fait un temps de chien, on se croirait au mois de novembre mais Bob marche sans canne pour la première fois depuis 6 mois.
  • quand j'ai su que ma formation était financée et que j'allais quitter la grosse nentreprise, en plus on était en week end chez Jojo Pierrafeu donc je cumulais une excellente nouvelle et les copains avec qui boire un coup pour la fêter.

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23 juillet 2009

Pour lui donner la confiance en son pas, Prendre un enfant pour un roi.

Ce qui est super cool avec les enfants, c'est qu'un enfant fait un bon support d'expérience.

Ces petits êtres tout remplis d'innocence font en effet d'excellents cobayes.

Par exemple, ma copine Clayderwoman*, quand elle était plus jeune avait essayé de déconditionner sa jeune nièce de 4 ans. Au bout de quelques jours, le papa a récupéré une enfant parfaitement déconditionnée qui disait "furoncle" à la place de "merci".

Pour Première c'est un peu foutue pour les expériences maintenant parce qu'elle est déjà bien conditionnée. Il faut dire, la télé, l'école, ma mère, ça vous conditionne sérieusement un gamin ...
C'est elle qui commence à faire des expériences...
En fait, c'est plus qu'une expérience...
Je pense que Première a établi un plan diabolique pour prendre le pouvoir et devenir maître du monde.
Son arme ... ?
La parole !
Elle parle, elle parle, elle parle ... et au bout d'un moment, tu es prêt à tout pour qu'elle se taise.

Enfin bref...

En revanche, Ultime, on peut faire des tas d'expérience sur elle. Notament on peut jouer à "est-ce que ça se mange?". Le jeu consiste à présenter des "trucs" à l'enfant sans rien lui dire et de voir si l'enfant les porte à sa bouche ou pas.

Et bien figure-toi que ma fille, elle a une sorte de 6ème sens pour ça. Je pense même qu'on peut dire que c'est un 5ème sens qui aurait relégué la vue en siximème position.

J'entends d'ici les âmes peu charitables et fort enclines et à se moquer de la chair de ma chair s'exclaffer : "oh bah oui, Ultime elle met tout dans sa bouche de toutes façons, même si ça ne se mange pas, elle le mange quand même ... ha ha ha !". Et bien détrompe-toi et passe ton chemin, toi, vilaine personne !

Exemple :

Chips : mange
Chips de calage en polystyrène : ne mange pas
Chips de crevette : mange
Petite boule de pâte à modeler de couleur vive qui ressemble à un bonbon : ne mange pas
Fraise tagada : mange
Eponge : ne mange pas
Bille de verre : mange (bon ce n'est pas 100% de réussite non plus)
Artichaut : ne mange pas (bon ce n'est pas 90% de réussite non plus)

Enfin tout ça pour dire que s'il y a parmi toi, Zamilecteur, un directeur de cirque à la recherche d'un numéro vraiment nouveau, qu'il n'hésite à me contacter (on s'est déjà fait refouler de L'Incroyable Talent, je suis sure que c'est parce que je n'ai pas voulu coucher av ec Patrick Dupont ! La télé, c'est comme ça... )

* ma copine Clayderwoman, son pseudo vient du fait qu'elle est pianiste. Et t'y crois ? elle n'a même pas UN disque de Clayderman !!! Ch'te jure ça fait super sérieux ... C'est un peu comme un boucher végétarien, quand même...

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30 mars 2009

A présent claquez du bec, en secoueant vos plumes avec, avec beaucoup plus d'entrain.

Les petits nenfants ils sont trop forts.

On peut trouver ici ou , sur la blogoboule de l'internet international des gens qui n'aiment pas les enfants, voire des gens qui ne veulent pas d'enfants. Enfin c'est plus logique de ne pas vouloir d'enfants mais de les aimer quand même que le contraire.

Alors là autant vous dire que je ne vais même pas chercher à argumenter. Parce que pour moi, je vous l'ai déjà dit, vouloir des enfants c'était une pulsion de femme préhistorique qui voulait faire des bisous dans le cou. Un peu comme manger du chocolat. Certaines personnes parviennent à s'affranchir complétement de leurs pulsions préhistoriques, de la nécessité toute animale d'assurer la pérénité de l'espèce ou de manger du chocolat... bon bah je ne peux pas lutter.

Ce qu'il faut savoir c'est qu'au delà des bisous dans le cou, des couches qui débordent et des nuits raccourcies, avoir un petit nenfant à soi, c'est se soumettre à un esclavage affectif ineluctable. (Ouais je sais, elle est drôlement belle cette phrase.)

Prenons un exemple, la boulangère te refile des croissants rassis, tu changes de boulangère. Avec un petit nenfant, ce n'est pas possible. Et là où le petit nenfant est très très fort, c'est que non seulement ce n'est pas possible MAIS EN PLUS tu ne lui en veut pas.
Prenons un nouvel exemple, le petit nenfant se réveille TOUTES LES NUITS depuis 10 jours sous le prétexte (fallacieux) qu'il tousse. A la dixième nuit, percluse de sommeil (c'est moi ou ce message est carrément super bien écrit avec des mots qu'on a oublié qu'ils existent ?) je disais, donc, à la dixième nuit, percluse de sommeil, tu décides de dormir couchée PAR TERRE à côté dudit petit nenfant en tenant sa pitite main potelée toute belle dans la tienne. Au bout de quelques minutes le petit nenfant (que nous allons appeler Ultime) s'endord de ce sommeil serein dont seuls peuvent jouir les enfants (je crois que je vais pleurer tellement c'est beau).
Bon, toi, enfin, moi pour tout te dire, je me lève et je tente subrepticement de regagner mon lit. Et bon tu as deviné la suite, à peine passé la porte de sa chambre, elle se remet à hurler.
Bon, bin le petit nenfant qui te fait ça. Les 9 premiers matins, tu l'aimes toujours autant, comme s'il ne s'était rien passé. Déjà là c'est fort. Le dixième matin, tu es quand même un peu en colère, alors tu expliques que bon, maintenant c'est finit les conneries, Maman est en colère, Maman est fatiguée, Maman en a ras-le-bol de ne pas faire une nuit complète, Maman fait la gueule. Autant te dire, le discours a autant d'effet sur le petit nenfant que la politique de Nicolas sarkozy sur la grande crise internationale. Bon, tu fais la gueule. Mais trois minutes plus tard, quand elle tombe sur le tapis et qu'elle se met à hurler, tu te précipites pour lui faire un câlin !

Sont TROP TROP forts les petits nenfants !

Pour illustrer ce propos, je ne saurai que vous conseiller de lire La Rubrique-à-brac - Tome 4 par Marcel Gotlib p. 34. Où le grand philosophe décortique avec une grande justesse les procédés mis en place par les "faibles" pour lutter contre "les forts". (parce que moi, malgré son nom qui prête à moultes jeux de mots, je n'ai RIEN lu de Marcel Proust, en revanche j'ai lu tout Marcel Gotlib).

Je l'aurai bien mis en ligne, mais

  • les droits des oeuvres Monsieur Gotlib ne sont pas encore tombés dans le domaine public, vu qu'il n'est pas mort (ce qui est une excellente raison en plus d'être une excellente nouvelle),
  • sérieux, à ton âge, si tu n'as pas lu les Rubrique-à-brac, tu vas me faire le plaisir d'aller les acheter,
  • je n'ai pas de scanner.

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02 mars 2009

Et la naissance d'Ultime alors ?

Ultime a maintenant deux ans, deux ans et presque trois mois pour être précis.

Il y a quelques semaines, dans une galerie commerciale, j'ai vu un tout petit bébé de quelques jours, et j'ai ressenti un petit pincement au ventre, un mélange d'attendrissement et d'envie presque irrépressible de prendre cette petite chose rose dans mes bras et de la renifler dans le cou et de la couvrir de baisers ...
Enfin bref, un vrai comportement de femme préhistorique, dont l'instinct animal lui dicte qu'il faut procréer pour assurer la survie de son espèce.

Seulement, voilà, Ultime s'appelle Ultime et sauf accident, intervention divine ou extra-terrestre, elle ne s'appellera jamais Antépénultième, ce qui est regrettable, parce qu'Antépénultième, c'est un prénom presque aussi joli que Nauséabonde.

Depuis que je vous ai raconté la naissance de Première, j'essaie d'écrire un post où je vous raconterai la naissance d'Ultime. Je n'y arrive pas. Enfin, je n'arrive pas écrire quelque chose de drôle alors je vais quand même vous la faire en bref pour que vous connaissiez l'histoire, après on n'en parle plus et je reviens à mes trucs de femme préhistorique.

Ultime est née, elle ne mangeait pas, elle était couverte de bleus, on nous a annoncé une disymétrie du ventricule du cerveau, elle est partie toute seule en service néonat à 30 bornes de la maison et de l'hôpital où j'étais moi-même. On a passé les pires quatre jours de notre vie. Elle a fait une batterie de tests, qu'elle a tous brillamment réussis et elle est revenue à la maternité avec moi.

Enfin bref ...

Alors moi, les bébés, c'est finito, ce chameau m'a collé la frousse de ma vie, c'est bon, merci bien.

Il n'empêche, que dans la galerie commerciale, je vois ce petit bébé et je suis toute boulversifiée ... boulversifiée de l'intérieur, pas le genre de boulversification superficielle qui disparaît d'un coup d'éponge, non, non, non, de la boulversification profonde de femme préhistorique. 

Seulement voilà, si j'étais effectivement une femme préhistorique, je serai déjà morte en couches à la naissance de Première. Rapport qu'il y a 10000 ans, les césariennes, c'était pas trop ça (encore moins par coelioscopie). Bon, vous allez me dire, il y a 10000 ans, il ne devait pas y avoir beaucoup de bébés de plus de 4 kg. Et là, je n'hésiterai pas à vous répondre, que peu de témoins ont survécu des temps préhistoriques pour répondre avec précision sur le poids de leur bébés (même qu'on se demande si leurs balances était vraiment vraiment précises).

Et puis, si j'avais encore eu un doute, j'aurai juste eu à lire ça,

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25 janvier 2009

Avec un peu de chance, un jour nous aurons 90 ans

Mercredi dernier, virée avec Ultime dans la très grande ville tentaculaire de Nalsace. Pour aller faire vérifier les nyeux d'Ultime.
La Nalsace, c'est un peu loin de chez nous, mais bon, c'est là qu'Ultime va pour ses yeux pour des raisons historiques ... enfin de notre histoire à nous ... hein, pas l'Histoire avec Napoléon et toutes ces conneries... non c'est juste qu'on a habité à Strasbourg pendant quelques années.

C'est très amusant, parce que, vous vous éloignez de 100 km et vous dites à quelqu'un "j'habite à Strasbourg". 9 fois sur 10, la personne en face va répondre "oooohhhh, c'est joli, Strasbourg", parfois aussi : "oooooohhhhh, c'est joli comme ville Strasbourg" ... bah oui parce que sinon, on peut confondre.

Là où on habite maintenant, les réponses sont plus diverses :

  • ah oui mon père y a fait son service militaire,
  • connais pas,
  • pourquoi ? mais pourquoi ?

Enfin, bref tout ça pour vous dire, qu'on a habité à Strasbourg. Et effectivement, c'est joli  Strasbourg comme ville, sinon on peut confondre. Quand on n'est pas nalsacien, la première fois la magie du marché de Noël, c'est magnifique. Au bout de trois ans, ça vous sort par les yeux.

Donc tout ça pour dire qu'on était à Strasbourg avec Ultime aujourd'hui, près de 600 km aller retour, mine de rien. D'habitude, on fait ça sur 2 jours et on dort chez les Young ou chez Grego le Narco... Mais là je me suis débrouillée comme un manche et on a du faire l'aller retour dans la journée. MMMOUFFF

Donc, on a garé la voiture à Cronenbourg qui était notre ancien quartier.

C'est très amusant, parce que, vous vous éloignez de 100 km et vous dites à quelqu'un "j'habite à Cronenbourg". 9 fois sur 10, la personne en face, les yeux rond d'épouvante, va répondre "HEIN !!! Quoi !!! A Cronenbourg, avec des enfants !!! mais et vous faites comment pour votre voiture ?"

Bah oui Strasbourg c'est joli comme ville, et Cornenbourg, ce n'est qu'un immense brasier à voiture.

Et, on a pris le tram direction l'Hôpital Civil. Le tram, il n'y a pas à dire c'est bien.

En plus il amène juste aux portes de l'hôpital, c'est pratique.

Bon sauf que, en fait, nous, on allait au nouvel hôpital civil. Donc il a fallu qu'on traverse tout l'ancien hôpital.

Et l'ancien hôpital, c'est véritablement une ville dans la ville. Pas un hameau, pas un petit village, non, non. L'ancien hôpital, il a à peu près la taille d'une ville comme Guéret.

Donc, je me suis perdue. Enfin, je NOUS ai perdues. Mais, Ultime est restée très zen. Pendant que je courrais de droite et de gauche au milieu de ses magnifique bâtiments en grès des Vosges, assise dans sa poussette elle lisait tranquillement Le rouge et le Noir. Et là vous allez me dire, pourquoi une fillette capable de lire le Rouge et le Noir est encore en poussette ? Bon d'accord, elle regardait les images de Petit Ours Brun va au Marché.

Quand je suis passée pour la quatrième fois devant le pavillon Psychiatrie, j'ai pensé qu'il vaudrait mieux que je demande de l'aide.

Il est facile de distinguer les membres du personnel de l'hôpital du commun des mortels. Ce sont ceux qui ne sont pas perdus. Ils sont calmes, il ne cherchent pas avec des yeux brillants un hypothétique panneau. A côté de ça, ça me gène de demander au personnel soignant, hein, parce que je ne veux pas embêter un chirurgien qui serait sur le point d'aller sauver une vie, ou un truc comme ça ! Bon, j'ai repéré une dame qui fumait une cigarette : blouse blanche, regard amusé sur les passants fébriles et désorientés, manifestement pas sur sa route pour aller sauver une vie. Je lui ai demandé mon chemin qu'elle m'a gentiment indiqué, je l'ai remercié puis je me suis éloignée après lui avoir rappelé les dangers de la cigarette.

Nous voilà donc arrivées devant le Nouvel Hôpital Civil. Et tout ceci n'était qu'une introduction, car le véritable but de ce message était de pousser un coup de gueule contre les accès handicapés.

Pourquoi les accès handicapés sont-ils toujours éloignés de l'entrée ?

Ce n'est pas très éloigné. Juste une vingtaine de mètres de plus à parcourir. Mais, est-ce que vous vous rendez compte comme c'est long vingt mètres quand on a 90 ans et qu'on marche avec une canne ?

De la même manière, pourquoi faut-il AB-SO-LU-MENT mettre un putain d'escalier avec JUSTE 4 MARCHES avant l'entrée de l'hôpital ? Ce bâtiment est TOUT NEUF ! Peut-être aurait-ce été possible de prévoir une entrée sans marches du tout ???

Bin non parce que cette volée de marches, c'est très graphique et ça met en valeur l'entrée.

Ah bon, curieusement, j'ai comme l'impression que les milliers d'usagers en fauteuil roulant, en béquilles, avec des bébés ou simplement un peu âgés qui vont entrer dans l'Hôpital chaque jour en ont rien à péter...

Le pire étant évidemment l'usager âgé, en fauteuil roulant ET avec des béquilles qui pousse une poussette.

C'est un hôpital bordel ! c'est pas une boîte de nuit !

Et pour ceux qui veulent savoir, c'est avec les saucisses qu'on peut confondre ...

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07 juillet 2008

Moelleux à la tomate et aux Saint Jacques

J'aime beaucoup cuisiner avec Première et Ultime, enfin surtout avec Première parce qu'Ultime est petite et très très gourmande et du coup il y aurait des chances que tous les ingrédients du gâteau soient mangés avant même d'arriver sur la balance. Avant, Ultime on l'appelait Goinfrex (du nom d'un pokémon). Ma belle-soeur (appelons-la tout à fait au hasard :Bénibouffetou) a beaucoup souffert dans son enfance parce que ses parents se moquait de sa gourmandise. Et du coup, quand elle nous a entendu appelé Ultime Goinfrex, elle nous a dit avec des larmes dans les yeux qu'il ne fallait pas, que c'était terriblement angoissant pour un enfant. Bon alors on a arrêté ... pour la faire taire, et aussi parce que bon, hein, une dame dont le mari est tueur psychopathe, on ne la contrarie pas. Elle était tellement gourmande que ses parents lui avaient donné un surnom rigolo dont je ne me souviens plus .... ah si ça y est ! ils l'appelaient Bénibouffetout. Maintenant, elle est toute mince et c'est pour ça que je la déteste.
Enfin bref. Donc avec Première, on cuisine, je casse les oeufs, je lui explique comment on sépare les blancs des jaunes, puis comment on monte les blancs en neige, on pèse la farine, on la met avec les jaunes, elle touille puis elle renverse le saladier par terre. Je me mets en colère et elle va regarder la télé.

Vous vous souvenez, quand on était gamin, il y avait toujours un copain dont la mère savait cuisiner : "t'as qu'à venir manger à la maison, ma mère a fait les lasagnes !".
Bin moi j'aimerais bien être cette mère-là quand mes filles seront plus grandes. La mère dont la porte est toujours ouverte, chez qui les copains sont toujours les bienvenus et qui en plus fait des lasagnes. " je vous préviens les gamins, le premier que je prends à serrer d'un peu trop près une de mes choupinettes, j'appelle Tonton le tueur, on démarre la bétonnière et vous allez dire bonjour aux poissons au fond du lac de Serponçon !". Parce qu'on peut être une maman cool et rester à cheval sur les bonnes manières, le respect et la discipline (et aussi l'ordre, la propreté et le rangement).

Aujourd'hui, une recette inspirée de celle-là chez Eryn dont le blog est très dangereux pour le matériel informatique à cause de l'hypersalivation qu'il provoque.

Une moitié de la famille (moitié dont Ultime et moi ne faisons pas partie) n'aime pas le fromage. C'est un peu comme dans V, j'ai fait ma vie avec un extra-terrestre qui n'aime pas le fromage, et nous avons engendré cette enfant qui ressemble à un être humain mais qui n'aime pas le fromage. Bon, ils ne mangent pas de souris non plus. Ce qui m'arrange, parce que des recettes de souris y en à pas bézef sur Marmiton ...

Toujours est-il que j'ai du trouver une alternative pour la ricotta. Et donc voilà ma recette :

Pour 2 ramequins : il vous faut

- 1 oeuf
- 30 g de farine
- quelques tomates (4 par exemple)
- 3 gousses d'ail (vous pouvez en mettre moins si vous avez l'intention d'aller draguer en boîte après)
- 2 noix de saint-jacques surgelées
- basilic, thym et sauge
- une cuiller à café de farine
- Sel, poivre

Passer les tomates coupées en quartier au blender, avec les gousses d'ail pelées, quelques feuilles de sauges ou quelques branches de thym. Verser la purée obtenue dans une casserole et amener à ébullition et faites réduire jusqu'à obtenir une sauce tomate épaisse.

Mélanger 100 g de la sauce tomate, l'oeuf, la farine, du basilic finement ciselé, la levure, sel et poivre.

Remplir les ramequins soigneusement beurrés de deux cuillères à soupe de l'appareil à la tomate . Puis déposer une noix de saint-jacques, et finir par le reste de mélange à la tomate.

Enfourner à 200° pendant 20 minutes.

A déguster tiède avec un mélange une mayo à la tomate dont la recette est top secrète mais je vous la donne quand même parce que bon hein, il n'y a pas de secret entre nous : moitié sauce tomate - moitié mayo toute faite parce qu'on n'est pas des machines. Alternative : mayo + le jus d'un demi citron + aneth ciselée.

 

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16 juin 2008

Si nous faisions un peu connaissance

Déjà 6 jours que nous nous connaissons et vous savez si peu de choses de moi. Peut-être serait-il temps de vous en dire un peu plus.
Vous connaissez déjà Papakejem et Mamankejem mes très chers parents.
J'ai une aussi une moitié et deux filles, je vous mets une photo :

famille

De gauche à droite et de bas en haut
ma moitié que je vais appeler Bob (alors qu'en fait il s'appelle Pascal), moi-même que je vais appeler je, et nos deux têtes blondes : Première et Ultime.
Cette photo date un peu, mais j'ai toujours ce joli chandail à motifs. Je le trouve à la fois très chic et très confortable.
Et alors là vous allez me dire, le regard barré d'un trait noir, les pseudonymes, pourquoi ? hein ? pourquoi ?
Parce qu'en fait tout est faux, je suis Carla Bruni, et chaque jour grâce à ce blog j'échappe pour quelques instants à la prison dorée de la notoriété, de la République et aussi à mon mari. (sérieux comment je me suis fourrée dans un pétrin pareil ...?)

Le plaisir que je prends à écrire ce blog vient aussi de son anonymat. : pas de clients, pas de prof, pas de voisins qui vont venir sonner à ma porte en me disant : "je vous signale que dans votre message du 19, vous avez mis deux "t" à bite". Je peux y écrire que mon frère est un tueur psychopathe sans qu'il vienne décimer toute la famille et quand même c'est rassurant.
Prenons l'exemple d'Anaïk (encore elle) on sait pratiquement tout d'elle : elle habite quelque part dans le sud, elle s'appelle Anaïk et son Jules s'appelle Brad. Bah, à mon avis ça ne doit pas être bien difficile de la retrouver. Brad ce n'est quand même pas courant comme prénom. Le premier Brad croisé au sud de la Loire, il y a une forte probabilité que ce soit le Jules d'Anaïk. (enfin il paraît que maintenant il y a deux Brad dans le Sud, enfin il y en a un qui a toujours une tripotée de gamins qui lui collent aux basques). Donc, une fois que j'ai trouvé Brad, j'ai trouvé Anaïk. Et là hop! elle est à ma merci. Je peux la menacer de la dénoncer à sa belle-mère ou pire à M6 pour avoir saboté la nouvelle star avec ses critiques au vitriol. Bien sûr, elle pourra acheter mon silence en me gavant de tarte aux ravioles et de pain de poisson. Je suis machiavélique...

Et puis, j'ai déjà eu des problèmes avec mes filles, parce que ... comment dire ... bin parce qu'elles sont parfaites. Oh ! Je sais ce que vous pensez : "bah oui tous les parents pensent que leurs enfants sont parfaits". Bah ouais mais moi c'est vrai, la preuve, des gens m'ont déjà arrêtée dans la rue en me disant : "ce sont vos filles, elles sont tellement belles et intelligentes, comment pourrais-je aimer mes propres enfants maintenant que j'ai rencontré les vôtres ???" Alors, l'anonymat te protège aussi ami lecteur, toi et ta famille.





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